Jeudi 26 janvier 2012 à 19:34

http://invidia.cowblog.fr/images/Jeux/danteinferno.jpgDante's Inferno
(support : Xbox60/PS3/PSP, date de parution : 3 février 2010, genre : Beat'em all)

Dante's Inferno est une adaptation libre de l'Enfer de Dante (première partie de la Divine Comédie) où notre héros parcours l'enfer avec son ami Virgile pour retrouver sa femme Béatrice. Dans le jeu, Dante est un croisé qui est tué par un sarrasin, mais défiant la mort, il réussit à la combattre et à récupérer sa faux comme arme pour punir les morts. Il retourne alors chez lui retrouver sa femme Béatrice mais la retrouve morte poignardée. Alors qu'il tient sa défunte épouse dans ses bras, son âme s'échappe et lui dit qu'il l'a trompée. Lucifer l'emporte alors avec lui, ne laissant à Dante que la croix de Béatrice, arme lui permettant d'absoudre les âmes. Dante part alors à la recherche de sa femme aux enfers, où il devra traverser les 9 cercles remplis d'âmes tourmentées. Durant son voyage il sera accompagné de Virgile qui lui parlera des différents cercles de l'enfer, il croisera des âmes qu'il pourra punir ou absoudre selon ses envies, et des démons liés aux différents pêchers des Hommes.



Dante's Inferno n'est pas un jeu auquel j'ai joué, je l'avoue, mais que j'ai suivi du début à la fin (j'admets que je n'aurais sûrement pas eu le courage d'y jouer). L'atmosphère est assez malsaine, ce qui correspond très bien à l'image de l'enfer. Les gens souffrent, crient, n'ont pas de vraies apparences. Les musiques sont vraiment superbes tout au long de l'aventure. Le jeu "principal" nous offre une bonne dizaine d'heures de jeu, avec un rappel de la mythologie grâce aux damnés et aux explications de Virgile. Pour les fans des jeux à succès, celui-ci en offrent pas mal, facile ou non à obtenir. Une fois le jeu finit on débloquera entre autre un mode résurrection qui permettra de refaire le jeu (et si besoin d'obtenir les dernier succès) avec tous les pouvoirs obtenus à la dernière sauvegarde, et la porte des enfers où l'on devra passer 50 vagues d'ennemis avec les pouvoirs au maximum. On compte aussi 2 DLC. La forêt sombre qui permet de nous battre en dehors des enfers contre des ennemis au design légèrement différents de ceux précédemment vus, une DLC à la durée de vie courte mais qui offre quelques succès pas si évident (on se trompera de chemin en effet très facilement les premières fois). Et le martyre de Sainte Lucie dans lequel on pourra incarner un nouveau personnage, jouer en coopération, créer de nouveaux niveaux et jouer aux créations des autres joueurs. De quoi bien rallonger la durée de vie de ce titre.
Notons aussi que Dante’s inferno est aussi (étonnement) disponible sur PSP mais il est grandement conseillé de ne pas l’acquérir sur ce support : perte de la HD évidemment mais pas que, les tests désapprouvent ce portage.
Comme vous pouvez le constater sur l’image, Dante’s Inferno version Xbox360 a aussi une version collector contenant : un skin spécial pour Dante, un super packaging, la BO absolument superbe du jeu, plusieurs documentaires et le début du film d’animation.




http://invidia.cowblog.fr/images/Jeux/castlevania.jpg


Castlevania Lords of Shadow
(support : Xbox60/PS3, date de parution : 7 octobre 2010, genre : Beat'em all)

Castlevania est pour beaucoup une licence très connue où l’on retrouve un membre de la famille Belmont qui va aller trucider du vampire avec son fouet légendaire. Enfin, d’après ce que j’ai compris, j’admets n’avoir jamais joué à un seul Castlevania de ma vie. Quoi qu’il en soit, dans Castlevania Lords of Shadow, on incarnera Gabriel Belmont, descendant de la famille Belmont, un chevalier qui a perdu sa femme et ne désire qu’une seule chose : la faire revenir. Pour cela il va partir en direction du château où vivent les « Seigneurs des ténèbres » pour y récupérer un masque dont on dit qu’il peut ressusciter les morts.




Je m’excuse par avance si ce résumé est un peu merdique, mais parlons plus en détails de ce jeu. Que dire.. c’est un jeu d’action, d’aventure en 3d où l’on joue à la troisième personne et qui est absolument magnifique. La bande originale est aussi un plaisir pour les oreilles et je ne me lasse pas d’écouter cette bande son devant mon ordinateur. Tous les personnages ont du charisme et donnent ainsi de la profondeur au jeu, je donnerais un plus à au moins 4 personnages : la demoiselle et son golem, la reine des vampires et sa fille, le grand méchant de l’histoire et… l’incantation de Gabriel (sérieux niveau design je l’adore, elle me fait penser un peu à une incantation tirée d’un FF). Le gameplay est agréable, Gabriel obtient plusieurs pouvoirs au fur et à mesure de son avancée qui l’aideront à aller plus loin jusqu’au dernier boss et jusqu’à sa tendre et défunte épouse. On notera tout de même un petit bémol pour l’épilogue qui nous laisse un peu perplexe. Etrangement cela me fait un peu penser à la fin de Entretien avec un vampire, quand Louis raconte la dernière fois qu’il a vu Lestat, maigre et appeuré dans une petite maison où il ne s’est pas habitué à la vie nocturne moderne. Castlevania a aussi pas mal de plus. Il contient au moins 4 (si ma mémoire ne me joue pas de tour) niveaux de difficultés différentes, mais aussi des succès assez difficiles à déverrouiller nécessitant ainsi le fait de refaire tous les épisodes (le jeu nous offre une carte chronologique permettant de refaire des passages précis du jeu autant de fois que l’on veut) en obtenant tous les objets présents et dévérouillant aussi parfois des défis comme l'affrontement de boss dans des temps limités...
Castlevania Lords of Shadow comporte 2 DLC : Reverie et Resurrection. Le premier fera revenir Gabriel dans le château pour aider Laura la fille vampire de Carmilla, le deuxième pour approfondir l’épilogue un peu chaotique du jeu. Pour ma part je n’ai vu aucun des deux dlc, je ne pourrais donc en parler qu’une fois les avoir acquis. Quoi qu’il en soit ces deux dlc se rajoutent aux 12 chapitres de l’aventure nous offrons plus de succès encore pour ce jeu.
Castlevania Lords of Shadow comprend aussi une version collector particulièrement rare (surtout en version francophone vu qu’elle n’a pas été éditée en France mais uniquement en Suisse) et donc très difficile à acquérir à prix raisonnable. Mais que contient-elle me demanderez-vous ? Et bien c’est simple : les deux CD du jeu (forcément), un packaging très beau, une réplique du masque du jeu (mais pas en version taille réelle) et la bande originale du jeu.

 

Mardi 17 janvier 2012 à 20:00

Hilo tout le monde,

Aujourd’hui encore un article sur des animes. On pourrait presque croire que je passe mon temps à regarder des séries japonaises.... pourtant non je travaille aussi, je joue aux Sims social sur facebook (NON je ne suis pas une no-life), je m’occupe de toutes mes bestioles et je regarde mon chéri jouer à des jeux vidéos sur Xbox et sur Wii ; ha et je joue aussi un peu de mon côté. Bref, passons tout de suite à cet article.

Il s’agit cette fois-ci de deux animes qui ne sont pas trop mal mais qui ont quelques points communs. Certes, ce n’est pas la même époque, ce ne sont pas les mêmes histoires mais on retrouve une trame semblable : une gamine étrange, asociable, recluse, qui résous des énigmes et qui rencontre le héros, un garçon tout a fait banal qui ne s’intéresse pas spécialement à ses camarades. Les deux personnages principaux vont donc pas mal se ressembler dans les deux séries.
Peut-être ai-je fait l’amalgame parce que par un pur hasard je les ai regardées en même temps, mais le début donne vraiment cette impression d’avoir le même genre de série. Finalement en suivant les épisodes, surtout de Gosick qui est plus long, on réalise que les deux valent le coup et finissent par se distinguer complètement.


(genre : policier, nombre d’épisodes : 24)


Au début du vingtième siècle, entre les deux guerres mondiales, des étudiants vivent paisiblement leurs années à Sauburne, un pays situé entre la France et l’Italie. C’est là que Kujo, un étudiant étranger, vient d’intégrer l’école et est très vite surnommé « Le shinigami du printemps » essentiellement à cause de ses cheveux et yeux totalement noirs. C’est en étant rejeté ainsi qu’il va rencontrer Victorique (prononcé Victorica), une adolescente de 15 ans qui en paraît 10 et aux airs de poupées. Lisant des livres au tout dernier étage de la grande bibliothèque de l’académie, elle ne peut sortir de ses quatre murs et reçoit la visite régulière d’un étrange inspecteur qui vient lui confier des affaires. Kujo va rapidement se lier d’amitié avec cette jeune blondinette au cœur de pierre et va se retrouver dans une aventure qu’il n’aura pas soupçonné.


Gosick se présente donc comme une histoire d’enquête policière où une jeune demoiselle va résoudre les énigmes en ne bougeant pas de sa tour. Mais sous cette affiche basique se cache une trame plus complexe. On va vouloir en savoir plus sur sa relation avec l’inspecteur Grevil, qui elle est vraiment et surtout pourquoi elle n’a pas le droit de quitter la bibliothèque - ou plus exactement l'académie. Tout va vite s’enchaîner et de nouveaux protagonistes vont faire leur apparition. L’histoire est vraiment sympathique et la bande son aussi. Le seul bémol que j’ai trouvé est vers la fin où on a un peu trop de redondance quant à Victorica qui a besoin qu’on vienne « la sauver ». Mais sinon c’est plutôt pas mal.
L’anime de Gosick est tiré d’une nouvelle écrite par Kazuki Sakuraba de 13 tomes et qui a ensuite été adapté en manga illustrés par Sakuya Amano
.




(genre : policier, nombre d’épisodes : 12)


Narumi Fujishima est un étudiant normal, qui ne se soucie de pas grand chose et qui ne cherche surtout pas à se faire remarquer. Son seul but : finir ses études sans embrouilles et vivre une vie tout ce qu'il y a de plus banale. Mais c’était sans compter le fait qu’il allait se retrouver témoin d’une agression et embarqué par une de ses camarades de classe dans le cercle très serré des NEETs. Tout va alors s’accélérer pour lui, il va se trouver assistant d’une certaine ALICE, une jeune fille détective hikikomori, se lier d’amitié avec le chef d’un groupe de Yakuza et entrer dans un club de jardinage de son lycée.




Kamisama no Memou chou est une histoire d’enquêtes assez originale. Il n’est pas question ici de meurtres, mais souvent de disparitions. Les personnages sont assez charismatiques que ce soit l’hôte, le geek, le yakuza, Alice ou même notre héros qui développe sa personnalité au fur et à mesure des épisodes. J’ai plutôt apprécié la série, même si j’admets n’avoir pas trop aimé le personnage d’Alice, surtout parce que je trouve ses propos assez vides, c’est beaucoup de blabla pour ne rien dire, faire semblant d’avoir une importance…
Kamisama no Memou chou est une adaptation d’une nouvelle et d’un manga écrit par Hikaru Sugii et illustré par Tiv qui est à ce jour encore en cours de publications.

 

Jeudi 12 janvier 2012 à 2:11

Il y a des choses en ce moment qui m'énerve. Enfin, il y a énormément de choses qui m'énervent, énormément qui me dépriment... Parmi elles il y a le fait que je déteste que les gens autour de moi "mettent la charrue avant les boeufs", ou si vous préférez "qu'ils me félicitent d'avance".

http://invidia.cowblog.fr/images/photos/cow.jpgCa m'agace. Je ne pense pas être fondamentalement pessimiste, même si je le suis plus que la moyenne. Mais je n'aime pas nourrir l'espoir que tout ira forcément bien. Et du coup ça m'énerve vraiment d'entre des gens me dirent que "tout va bien, ça va forcément bien se passer, y a pas de raison que ça n'aille pas, tu vas être prise, tu vas passer, tu vas y arriver".

Ca m'énerve cette façon de dire les choses comme si tout ce qui tournait autour de moi, tout ce que j'allais entreprendre allait forcément réussir. Alors oui une bonne partie de cet optimisme est plus lié à de la politesse, des conventions. Quand quelqu'un va passer un exam, un truc de ce genre on lui dit toujours "ça va bien se passer". Mais pourquoi bordel de merde ! Franchement moi ça m'énerve, parce qu'au final on en sait rien.

Je pense qu'au lieu de rester dans le basique "ça ira bien" on devrait au moins faire état de la situation : qu'est-ce qui va se passer, qui est présent, et des capacités de la personne. Parce que sinon ça sonne juste tellement vide. Vous ne trouveriez pas ça ridicule que quelqu'un par exemple qui a eu 3 de moyenne pendant toute son année de terminal reçoive comme mot à la venue du bac "tout ira bien, tu vas l'avoir sans problème", c'est pas complètement débile ? Je dis pas qu'il faut l'affoler, mais être extrémiste comme ça c'est débile.

Bref tout ça pour dire que dernièrement ça m'avait pas mal agacé ce sentiment que l'on me surestimait toujours : mais oui tu trouveras facilement un boulot (1an et demi après la fin de mes études pas de job d'ingé, et 1 an de Mc Do...), mais oui ce premier entretien tu vas l'avoir ce poste, mais oui ce concours tu seras sélectionnée y a pas de raison (même pas pu le passer parce que j'étais pas admissible). Et finalement il y a peu j'ai passé un entretien pour un job donc je n'ai toujours pas de nouvelles positives (ça pue de plus en plus). Je préviens mon frère par formalité (surtout parce qu'il voulait me proposer soit disant de l'aide alors qu'il ne sait même pas dans quel domaine j'ai fait mes études) et ça s'est transformé en des félicitations de mes parents pour "la fac". WTF ?! C'est un job en labo (sur le campus certes) et... je suis pas encore prise, et y a de plus en plus de chances que je ne le sois même pas. 

Est-ce que c'est moi ou à force qu'on vous dise "tu y arriveras" et que ça ne marche pas, tout le monde finit par se sentir déprimé ? Je me sens parfois vraiment médiocre, incapable, stupide et sans avenir vu que tout ce que je fais échoue.

Mercredi 4 janvier 2012 à 22:44

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Phoenix Wright: Ace Attorney

(support : Nintendo DS, date de parution : 31 mars 2006, genre : aventure/réflexion)

Phoenix Wright est un jeune avocat tout juste sorti de la fac. À peine sorti de l'école, sa première affaire s’avère déjà être une histoire de meurtre. Soutenu par sa patronne Mia, le jeune Phoenix est malheureusement seul quand son mentor est retrouvée assassinée dans son bureau, avec pour seul suspect sa jeune sœur Maya.
 
Phoenix Wright est un jeu de simulation réflexion (si l’on peut dire) où l’on va gérer procès et enquête afin d’élucider des histoires de meurtre et surtout innocenter le client que l’on représente. C’est un genre que j’ai beaucoup apprécié, parfois un peu long dans les répliques, il s’avère tout de même très distrayant et surtout amusant grâce aux charismes des personnages. Notons qu'en plus le jeu nous permet d'intervenir soit avec le micro soit avec les touches pour toutes objections ou demande de détails dans le procès, ce qui s'avère très amusant.



http://invidia.cowblog.fr/images/Jeux/PhoenixWrightAceAttorney2-copie-1.jpgPhoenix Wright: Ace Attorney - Justice For All

(support : Nintendo DS, date de parution : 16 mars 2007, genre : aventure/réflexion)

La suite de Phoenix Wright où l’on incarne toujours ce bon vieux Phoenix accompagné de Maya. Cette dernière est de nouveau suspectée d’un meurtre après une séance de spiritisme où elle avait été possédée par l’esprit d’un mort. On retrouve alors de nombreux personnages du premier opus et un nouvel élément : le pendentif de Maya qui nous permettra de savoir combien de secret les témoins nous cachent.

Ce deuxième opus est tout aussi distrayant que le premier (et j’admets y avoir joué en premier). On retrouve toujours l’ironie de Phoenix, la gloutonnerie de Maya et son innocence et de nouveaux procureurs tout aussi tarés que Benjamin Hunter.



http://invidia.cowblog.fr/images/Jeux/aceatt.jpgPhoenix Wright: Ace Attorney – Trials and tribulations
(support : Nintendo DS, date de parution : 3 octobre 2008, genre : aventure/réflexion)

Ce troisième opus de Phoenix Wright va nous plonger dans une aventure vraiment bien ficelée. Alors que dans les épisodes précédents les procès n’étaient pas forcément en rapport les uns avec les autres, on va cette fois-ci avoir droit à une continuité dans la narration. On apprendra ainsi comment Phoenix Wright a rencontré Mia et comment il s’est retrouvé aux barreaux. On pourra ainsi jouer ce personnage durant ces deux premiers et seuls procès avant sa mort.
 
Je pense sincèrement que Trials and Tribulations est un des meilleurs opus de la série Phoenix Wright. On apprend énormément de choses sur les personnages : qui était Mia, comment elle a rencontré Phoenix Wright, quel genre de personne il était avant de devenir avocat et ce qui l’a poussé à le devenir. On va pouvoir jouer non seulement avec Phoenix mais aussi avec Mia et enfin même avec ce bon vieux Benjamin Hunter qui devra prendre la place de Phoenix Wright en ayant en face de lui Von Karma et son fouet, un bon prémisse aux Ace Attorney – Miles Edgeworth.


http://invidia.cowblog.fr/images/Jeux/ApolloJusticeAceAttorney4.jpgApollo Justice: Ace Attorney

(support : Nintendo DS, date de parution : 9 mai 2008, genre : aventure/réflexion)

Apollo Justice est le quatrième volet de la série Ace Attorney. Il met en scène le jeune Apollo Justice qui débute sa carrière d’avocat. Son tout premier procès va avoir un certain impact sur lui car il s’agira de celui du non moins célèbre Phoenix Wright. Ce dernier a quitté la profession sept ans auparavant à cause d’une affaire de falsification de preuves lors d’un procès, et il s’est reconverti en pianiste amateur et joueur de poker. Impliqué dans le meurtre d’un client du restaurant où il travaille, Apollo va devoir le sortir de cette impasse et découvrir par la suite toute l’histoire sur ce fameux procès d’il y a 7 ans.

Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai en effet bien joué au quatrième opus avant le troisième (qui soit dit en passant est pratiquement introuvable en français à cause du faible nombre d’exemplaire que ces gros malins de Capcom ont mis en vente). Cela ne m’a tout de même pas empêché de comprendre et apprécier le jeu. J’ai eu un peu de mal à m’attacher à Vérité, la fille de Phoenix Wright, et Maya m’a beaucoup manqué. Mais finalement on se retrouve avec un genre un peu différent : plus de megatama mais un bracelet qui permet de voir les tics nerveux des gens, disparition du détective Tectiv au profit d'une jeune inspectrice qui nous prête avec plaisir ses outils scientifiques. Ce que je retiendrais le plus dans cet épisode, c’est bien la fin, ou plus exactement la dernière affaire, absolument sublime. Tous les Ace Attorney montrent une réflexion de la part des créateurs, mais cet épisode est vraiment le summum pour ces histoires de procès.

Vendredi 9 décembre 2011 à 2:31

Aujourd’hui, alors que je ne pensais qu’à écrire un article sur la nouvelle adaptation de Blood The Last Vampire, à savoir Blood-C, j’ai décidé de faire un article bien plus fourni avec une petite rétrospective des autres titres de cette série. Comme quoi, je peux faire des longs articles aussi, mais ça restera tout de même relativement court pour chaque titre, parce que contrairement à certains qui se croient cinéphiles et supérieurement intelligent à la moyenne, je ne pense pas qu'écrire un pavé de 20pages sur un film soit forcément attractif pour le lecteur. Mais bref, je vous laisse avec mes avis.

Blood The Last Vampire, ça commence d’abord avec un film d’animation :

http://invidia.cowblog.fr/images/film/bloodthelastvampire01.jpg
(date de parution : 2000 ; durée : 48min)

Quelques mois avant le début de la guerre du Viêt Nam, le gouvernement américain envoie dans sa base de Yokota située au Japon, un de ses agents spécials : Saya, une chasseuse de vampires aussi appelés Chiroptères. Arrivée dans une classe de lycéens américains, Saya se détache très largement des autres d’une part par son air japonais, et surtout par son mépris évident des humains. Son seul but : trouver et tuer les Chiroptères grâce à son fameux sabre et sa puissance surhumaine.

Sincèrement ce film est juste super. Je pense que ça ne plaira pas à tout le monde, que certains le trouveront vide, mais pour moi, Saya est et ne peut être QUE la Saya version originale Blood The Last Vampire à savoir quelqu’un de froid, intelligent et déterminée. A la fin du film on a qu’une envie : en savoir plus sur elle, du coup y a un petit côté frustrant mais qui rend le film encore meilleur.




Ce film a ensuite été adapté en manga Blood The Last Vampire 2002
http://invidia.cowblog.fr/images/film/bloodthelastvampire02.jpg(date de parution : 2002 ; nombre de tomes : 1)

Ecrit et dessiné par Benkyo Tamaoki, le manga Blood The Last Vampire reprend les bases du film animé. Il développe un peu le personnage et va rajouter celui de Maya, la sœur de Saya. On va alors oublier la frustration que l’on avait eu avec le film grâce à ce manga qui va nous donner les origines de Saya, qui elle est vraiment. Ca tient la route, ça garde la profondeur du personnage de Saya. Le style graphique ne sera sûrement pas apprécié de tous, après tout Benkyo Tamaoki est un mangaka d’hentai et ça se ressent dans ce titre. Mais ça reste pas mal.



En 2009 Chris Nahon réalise Blood The Last Vampire, un film qui est passé même dans nos cinémas français.
http://invidia.cowblog.fr/images/film/bloodthelastvampire03.jpg(date de parution : 2009 ; durée : 91min)

Cette version cinématographique va reprendre le scénario du film d’animation, en réussissant à transformer une Saya mangatisé en une Saya en chair et en os avec Gianna Jun qui sied parfaitement dans ce rôle. La deuxième moitié du film va aller au-delà de la première version de Blood the Last Vampire sans suivre le manga mais en imaginant un autre scénario. Pas de Maya cette fois-ci mais un autre personnage interprété par une très célèbre actrice japonaise qu’est Koyuki Kato (vous ne voyez pas ? Je suis sûre qu’en regardant le film, si vous avez vu quelques drama ou film asiatique, elle vous rappellera quelqu’un). Encore une fois ça tient debout, c’est pas mal. J’ai entendu vaguement de mauvaises critiques sur ce film, mais je trouve personnellement qu’il n’est pas mauvais. Après je suis sûrement bon public, et pas aussi exigeante que les gens qui se disent cinéphiles.



A côté des titres Blood the Last Vampire, des séries animées ont vu le jour sous des noms raccourcis de Blood mettant toujours en scène la non moins célèbre chasseuse de vampires Saya.
La première adaptation anime a été faite via Blood + :
http://invidia.cowblog.fr/images/film/bloodthelastvampire04.jpg(date de parution : 2006 ; nombre d’épisodes : 50)

Blood+ est, ce que j’avais appelé lors de mon premier article sur cette série, une adaptation un peu libre de Blood The Last Vampire. Si l’on suit la chronologie l’histoire se passe après la guerre du Viet-Nam, donc après le film. Saya n’est plus ce qu’elle était, elle n’a aucun souvenir de son passé et vit à Okinawa dans une famille composée d’orphelins : Kai l’aîné et Riku le cadet. Sa première rencontre avec un Chiroptère va aussi lui faire retrouver Haji, son fidèle serviteur, qui va s’efforcer de l’aider à retrouver la mémoire et à la faire redevenir qui elle était – ce qui n’arrivera malheureusement jamais.
Saya devient dans cette version une pâle copie de la Saya sombre que l’on avait l’habitude de voir. Elle devient humaine, pleurnicharde, exaspérante, attachée à ses « frères » et distante avec le seul qui est normalement comme elle à savoir Haji (et sincèrement ça m’a fait de la peine pendant toute la série de le voir se faire chier alors qu’elle ne s’intéressait pas à lui). Les 50 épisodes sont bien trop longs et j’admets en avoir zappé certains sans pour autant avoir perdu quoi que ce soit de l’histoire. Cette version nous offre aussi une nouvelle sœur à Saya qui s’appellera alors Diva et sera loin de la méprisante Maya (j’ai presque de la peine aussi pour elle qui a un si mauvais rôle dans l’histoire).




A peu près en même temps est sorti le manga du même nom.
http://invidia.cowblog.fr/images/film/bloodthelastvampire05.jpg(date de parution : 2006 ; nombre de tomes : 8 + 3 spéciaux)

J’avoue ne pas avoir lu la version manga de Blood+ et je ne fais donc que supposer qu’elle suit la même trame que l’anime. En tout cas elle garde le même style graphique avec plus de détails vu que c’est une version papier. Je n’ai lu qu’un seul passage d’un des mangas « spéciaux » de Blood+ qui parlait d’Haji et qui avait une tournure un peu shonen-ai, c’est le seul élément que j’avais bien aimé et qui m’avait presque donné envie de l’acheter.



Enfin, les clamps ont rejoint le mouvement cette année avec Blood-C pour lequel elles se sont chargés du scénario et du design des personnages.
http://invidia.cowblog.fr/images/film/bloodthelastvampire06.jpg (date de parution : 2011, nombre d’épisodes : 12)

Le groupe Clamp nous offre une Saya maladroite, sage et lente à la détente qui a pour devoir de tuer les « enfants aînés », des monstres mangeurs d’Homme. On oublie donc les Chiroptères pour aller dans des monstres aux airs variés, plus proches des oni japonais et du style même de Clamp. Comme tout Clamp, on sent que le groupe a de plus en plus de mal à se renouveler, et me fait personnellement saturer. Dans cette version, Saya est une lunetteuse hyper exaspérante qui passe son temps à arriver en retard en cours, à se péter la figure sur une ligne droite, à ne pas comprendre que son président de classe est amoureux d’elle alors que ça se voit comme le nez au milieu de la figure, qui nous bassine à chaque épisode à chanter des chansons débiles et qui en plus a le complexe d’Electre. Autre point qui se rajoute au fil des épisodes est son incapacité totale à sauver des gens alors que c’est son devoir mais à chaque fois qu’un monstre est en présence d’humains (ça peut être un comme 10) ils meurent tous. Clamp nous recrée tout un monde avec que des personnages nouveaux.. enfin nouveaux par rapport à Blood The Last Vampire, après… c’est du Clamp. Ainsi on a droit à des jumelles aux noms ridicules qui ressemblent aux deux filles de la boutique de Yuko dans xxxHolic, un gars ténébreux qui ne dégage même pas un soupçon de mystère (mais pour on ne sait quelle raison Saya va tomber amoureuse de lui et va en abandonner ses amis pendant le repas pour aller le voir)… Ce n’en est même pas drôle tant tout est prévisible, et les instants où il devrait y avoir de l’humour ressemblent à des copier-coller de situations présentes dans xxxHolic.
Les 4 premiers épisodes sont juste chiants, on nous plante le décor mais ce n’est pas intéressant. Les jeunes vivent dans le trou du cul du Japon et il n’y a rien à dire là-dessus. Saya tue des monstres comme un robot. Et puis ensuite il y a un semblant d’histoires et les clamp nous font part de leur plaisir à tourner les choses au dramatique en tuant plein de gens. Ce n’est qu’à la fin que les personnages dévoilent un semblant de fond, mais sur 12 épisodes, c’est un peu tard pour en « profiter ». La fin de la série nous laisse à penser qu’il pourrait y avoir une suite….


Ou que ce sera dans le film annoncé pour 2012. Comme quoi, ce sera vraiment la fin du monde.. la fin du monde de Blood The Last Vampire.
 

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